Attention, voici une machine de pur et dur. L’AX Sport n’est pas l’une de ces sportives qui aime palabrer le long des grands boulevards. Elle, elle n’aime que l’attaque sur routes sinueuses !

Lancée en 1986, la petite citadine de Citroën connaît rapidement de nombreuses déclinaisons. Il y en a pour tous les goûts, y compris pour les sportifs ! Citroën présente en effet l’AX Sport en 1987. Celle-ci ne se perd pas en travaux cosmétiques et file droit à l’essentiel. Moins de poids, plus de chevaux. Uniquement disponible en blanc, elle dispose quelques stickers sur sa carrosserie pour rappeler qu’elle ne carbure pas au diesel et c’est tout ! Mais méfiez-vous de l’eau qui dort…

Avec ses jantes tôles de 13 pouces, son équipement digne d’un goulag et son habitacle qui pourrait refiler le bourdon à un anachorète, l’AX Sport ne laisse pas deviner grand-chose de son potentiel. Non, elle ne s’adresse pas aux frimeurs de banlieue, mais bien à ceux qui veulent tâter du sport, voire de la compétition ! Sous le capot, son petit 4 cylindres de 1,3 litre a profité d’une préparation du maître Danielson : deux gros carburateurs et une culasse revue plus tard, le petit moulin débite 95 chevaux à 6.800 tr/min !

Puissance risible ?

Aujourd’hui, cette puissance pourrait faire hurler de rire n’importe quel conducteur de crossover diesel. Mais attendez la suite : grâce à son équipement réduit à la plus simple expression, la petite AX Sport n’accuse que 715 kg sur la balance ! Oui, vous avez bien lu, moins qu’une Lotus Elise mais avec une carrosserie en acier, un coffre et cinq places assises ! Il ne lui faut ainsi que 8,8 secondes pour atteindre les 100 km/h, alors que sa vitesse de pointe est annoncée à 186 km/h. Quant à l’agilité, elle est déjà diabolique dans le cas de la version de série, alors imaginez cette version…

Evolutions

En 1988, Citroën répond à quelques critiques et monte son bolide sur des jantes de 14 pouces (en alliage en option), l’équipe d’un petit becquet à l’arrière et renforce le freinage. De plus, preuve d’une insoutenable coquetterie, trois autres teintes que le blanc sont disponibles : rouge, noir et gris. En 1991, la petite AX Sport cède sa place à la GTI. Cette dernière est embourgeoisée et remplace les carburateurs par une injonction. Une page se tourne…

Aujourd’hui

C’est avec une émotion certaine que votre serviteur vous parle de ce bolide. D’une agilité sans faille et dotée d’un moteur rageur raffolant des hauts régimes, l’AX Sport n’est toutefois pas l’outil idéal pour circuler au quotidien dans un milieu urbain : les carburateurs ont leur tempérament, détestent la ville où ils ratatouillent et ne supportent pas l’approximation des réglages. Bonne chance également pour les redémarrages moteur chaud, la chose étant du genre « caractérielle »… Mais sur petites routes tourmentées, quel bonheur ! N’oubliez cependant pas de bien inscrire le train avant, la chose étant plus sous-vireuse que sa cousine Peugeot 205 Rallye.

Trouver une AX Sport est un vrai défi aujourd’hui. Si les GTI sont assez présentes sur le marché, les Sport sont nettement plus rares. Ce qui n’est pas forcément signe d’une cote excessive, car à partir de 5.000 €, vous devriez pouvoir trouver des voitures correctes. Etant très fragile de carrosserie et de finition, veillez toutefois à dégoter l’exemplaire le plus sain possible. En effet, nombreuses sont les voitures à avoir « taper » et à avoir connu des réparations de fortune. La mécanique est solide, mais le réglage des carbus est à confier à l’homme de l’art… Reste à le trouver, ce dernier !

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