«Nous sommes très heureux de l’Ateca », nous signale immédiatement M. Stein. « Non seulement parce qu’il constitue une excellente offre SUV sur le marché, mais aussi parce qu’il donne un solide coup de pouce à nos ventes. » Compréhensible, car le fabricant espagnol n'a plus gagné d’argent depuis 2007 et c’est seulement l'an dernier qu’il a renversé la vapeur. Et l’Ateca n’est que le prélude à une réelle offensive produit.

L’Ibiza monte en gamme

Outre la Leon restylée et l’Ateca, il y a en effet deux modèles au programme : la très attendue nouvelle Ibiza et l’Arona, le petit SUV dérivé de l'Ibiza. Que pouvons-nous attendre de la nouvelle Ibiza? « De bonnes nouvelles comme avec l’Ateca » rit M. Stein. « Ce sera le premier modèle du groupe Volkswagen à utiliser la nouvelle plateforme MQB A0. » Cette plateforme se retrouvera également sur d'autres petits modèles au sein du groupe VW. « En outre, l'Ibiza reprendra beaucoup de technologies aux segments supérieurs. Et avec l’Arona, vous pouvez vous attendre à la même chose. »

Plus de SUV

La direction que prendra Seat est claire : la croissance passe par les marchés en plein boom. « Par conséquent, nous considérons plus de SUV, parce que dans ces segments, il est encore possible de croître », a déclaré M. Stein. «  Auparavant, nous délaissions ce segment, mais plus maintenant. Dans le courant de l’année, vous apercevrez encore autre chose sur le même thème. »

Fin du diesel?

Qu'en est-il du diesel ? Seat a largement échappé à l'attention de l'affaire du « dieselgate », quelque chose que M. Stein admet. « Nous avons surtout apporté une solution correcte au problème pour nos clients. Mais cela a donné un coup de pouce pour le développement de carburants alternatifs. Le moteur diesel disparaîtra probablement d’ici 2025 à 2030, et c’est alors que la voiture électrique se présentera comme la solution la plus indiquée » prédit le gestionnaire.

Rouler à l’électricité ?

Mais contrairement à la société mère Volkswagen, qui rajoute l'e-up! et l'e-Golf dans ses rangs, Seat ne semble pas encore engagé dans l’univers de la voiture électrique. Est-ce exact, Monsieur Stein? « Il est vrai que nous travaillons principalement sur le CNG, mais il n'y a guère de marché en Europe. Actuellement, le marché n’est pas assez grand pour nous permettre d'investir dans la voiture électrique. Mais dans ce domaine, nous pouvons compter sur certains lièvres du Groupe Volkswagen. Notre première voiture électrique sera sur le marché vers 2019-2020, et il y aura de nombreuses hybrides et modèles électriques. »

« Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas concernés par l'environnement », ajoute M. Stein. « Notre usine de Martorell, par exemple, produit 25% de l'énergie qu'elle utilise elle-même grâce à des panneaux solaires. En outre, le recyclage et la consommation d’eau y sont à l'ordre du jour. »

Connectivité

Les Espagnols, cependant, ont aussi de grands projets en termes de connectivité. « A cet égard, nous voulons montrer la voie », souligne M. Stein. « Nos clients sont en moyenne, dix ans plus jeunes. Nous ne devrions plus regarder la voiture en tant que telle, car elle fait maintenant partie d'un système plus vaste. » Qu’est-ce que cela signifie? « Les clients veulent non seulement être en permanence connectés au monde, que ce soit en dehors ou dans la voiture. Ils regardent aussi différemment la voiture.»

Boule de cristal

Enfin, si M. Stein regarde une concession Seat de l’avenir à travers une boule de cristal, qu’y voit-il ? « La façon dont les gens utilisent une voiture sera plus fragmentée. Certains vont en acheter une, d’autres vont la partager et enfin, d’autres encore la loueront. L’achat en ligne ne sera pas pour tout le monde et nos concessionnaires seront toujours importants pour nous. Et quels modèles ? Il y aura de toutes façons plus de SUV, ainsi que des modèles électriques et hybrides. Et ne vous inquiétez pas : le style restera l’élément le plus déterminant », a conclu M. Stein.