Il faut dire que BMW a réalisé un vrai chef d’œuvre avec cette E38. La ligne, tout d’abord : surbaissée, équilibrée et élégante, cette Série 7 affiche un classicisme intemporel. L’équipement était lui aussi au meilleur niveau : boîte automatique à gestion auto-adaptative, navigation (quasiment une première mondiale, dès 1996), train arrière maintenu par un cadre auxiliaire, amortissement piloté, rétroviseur électrochrome et même blindage pour certaines versions…
Une technique au point !
Ensuite, il y a la palette des moteurs : un raffiné 6 cylindres de 2,8 l et 193 ch, d’onctueux V8 de 3 l, 3,5 l et 4 l (de 218 à 286 ch) et un superbe V12 de 5,4 l de 326 ch. En diesel, le 6 cylindres de 2,5 l de 143 ch est vite rejoint par un 6 cylindres de 3 l et 183 ch ainsi qu’un V8 de 4 l et 245 ch.
Côté transmission, signe d’un autre temps, BMW proposait encore une boîte manuelle sur les plus petits moteurs ! Enfin, il y a le comportement : propulsion équilibrée, la Série 7 masque sa masse et peut même se révéler efficace entre de bonnes mains ! Sans aucun doute, voilà une BMW pur jus !
Star de la télévision
Vedette du James Bond « Demain ne meurt jamais », de « Les Anges Gardiens » et de « Transporteur », la Série 7 E38 a séduit autant de chefs de gouvernement que de grands patrons et même certainement quelques… « bandits » !
Notre choix ?
Fiable, la Série 7 E38 est brillante quelle que soit sa motorisation. Nous avons malgré tout une préférence pour la 728i de base, dont le brio du moteur fait oublier la masse, ainsi que pour la 740i, dont le couple et la puissance du V8 offrent des performances de premier plan. Le V8 de 3 litres manque quant à lui un peu de couple à bas régime, quant au voluptueux V12, il ne convainc pas beaucoup plus que le V8 de 4 litres. Par les temps qui courent, on évitera aussi plutôt les mécaniques diesel…