Berlin recommande « un rappel officiel immédiat en raison de la présence de dispositifs de manipulation à bord des voitures » a déclaré Scheuer. Avant d’ajouter que Daimler souhaite « procéder aussi vite que possible » afin d’ajuster les émissions des véhicules. Le constructeur automobile a, de son côté, déjà déclaré qu’il se conformait à l’obligation des autorités allemandes mais a précisé, dans le même temps, « vouloir clarifier les questions légales ». Le PDG de Daimler, Zetsche, a en outre qualifié les discussions avec Berlin de « constructives ».

Pression élevée

C’était la deuxième fois que Scheuer et Zetsche se rencontraient pour discuter des irrégularités des émissions des véhicules diesel. En mai dernier, une agence gouvernementale allemande avait en effet déjà repéré la présence de logiciels capables de fausser les niveaux d’émission chez Daimler. Après une première rencontre entre Scheuer et Zetsche à la fin du mois de mai, le gouvernement avait donné deux semaines à Daimler pour révéler l’ampleur du scandale. Berlin a récemment fait pression sur le constructeur automobile pour qu’il précise quels modèles et combien de véhicules doivent être rappelés.

Logiciel

Comme c’était le cas chez Volkswagen, certaines Mercedes contiennent un logiciel capable de reconnaître quand la voiture entre dans un cycle de test officiel afin d’activer/désactiver certains systèmes. Mais contrairement à Volkswagen, Daimler nie avoir mal agi. Volkswagen a déjà payé 26 milliards d’euros d’amendes et de campagnes de rappel. Ce lundi, le PDG d’Audi, Rupert Stadler était en outre mis en examen dans le cadre du « dieselgate ».

Répartition par pays

Rien qu’en Allemagne, 238.000 véhicules sont impliqués par ce nouveau rappel. Mais il n’y a pas encore de détail quant à la répartition dans les autres pays. Le porte-parole belge ne connaît pas encore exactement le nombre de voitures concernées en Belgique. Dans l’ensemble de l’Union Européenne, Daimler avait déjà rappelé 3 millions de voitures de sa propre initiative.