20200726205424morris.jpg

Dès le début des années 40, alors que la Grande-Bretagne est ravagée par la Seconde Guerre Mondiale, Morris planche sur la conception d’une nouvelle voiture populaire. Le vice-président de la société, Miles Thomas, fait pleinement confiance dans son poulain, le jeune Alec Issigonis. Ingénieux et audacieux dans sa matière de concevoir une voiture, ce dernier plaira beaucoup à Miles Thomas, mais hélas nettement moins à Lord Nuffield, le patron de Morris, qui voyait là des solutions techniques inutilement onéreuses.

20200726205659morris.jpg

Toujours est-il que le prototype « Mosquito » développé par le jeune Issigonis est assez révolutionnaire : carrosserie monocoque, suspensions entièrement indépendantes, direction par crémaillère et moteur boxer. Issigonis, tout comme il fera plus tard avec sa Mini, entend maximiser l’espace intérieur de la voiture. Après tout, comme il le dit lui-même, « ce n’est pas parce que la voiture est petite que le conducteur l’est également ! ».

20200726205700morris.jpg

Lord Nuffield voit d’un mauvais œil ce dispendieux prototype et, pour le proposer dans l’urgence au salon de Londres de 1948, il impose de le simplifier au maximum. Le moteur est repris d’un modèle d’avant-guerre et le pont arrière devient rigide. Ces modifications ne freinent pas le succès de la voiture qui se taille rapidement une réputation pour sa bonne habitabilité et son excellente tenue de route.

20200726205426morris.jpg

Au fil des années, la Morris Minor devient la meilleure amie du peuple britannique. Morris en déclina des versions break (Traveller), pick-up, cabriolet, van… Côté motorisation, la Morris profitera rapidement d’un nouveau moteur à soupapes en tête, bien plus puissant. Ce moteur, baptisé « A-Series », fut tellement bien né qu’il termina sa carrière en… 2000 ! Quant à la Minor, elle quitta la scène en 1971 : son allure surannée et sa sécurité médiocre eurent raison de son succès…

20200726205425morris.jpg