C’est à l’automne 1981 que Citroën présente le Xénia, un véhicule complètement atypique à l’époque avec sa carrosserie uniforme. Les dessous, eux, sont ceux de la future Citroën BX, déjà prête en atelier mais pas encore commercialisée. Si aujourd’hui, on peut l’identifier comme un monovolume à 2 portes (une Renault Avantime avant l’heure ?), à l’époque, l’appellation n’existait pas et la presse parlait alors d’un break de chasse flanqué de l’avant d’un… TGV ! 

Le Train à Grande Vitesse était en effet la grande révolution de l’époque et s’en inspirer ne pouvait que signifier son engagement dans l’avenir… Voilà qui rappelle les grosses berlines américaines qui, 30 ans plus tôt, reprenaient à tire-larigot le thème de l’espace et des fusées dans leurs détails de carrosserie !



Avant-gardiste

Dans l’habitacle, la Citroën Xénia fait le plein d’électronique, ce qui n’est pas sans rappeler une malheureuse Lagonda… Ce concept reste toutefois fidèle au volant monobranche et à l’instrumentation en « tambours », typique des Citroën de l’époque. Si seuls 4 passagers pouvaient embarquer, ils bénéficiaient néanmoins d’une superbe visibilité sur leur environnement, grande surface vitrée oblige. Voilà qui anticipe clairement l’univers des monovolumes !

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