Au tournant du millénaire, Toyota décide de lancer un coupé sportif qui ferait office de vitrine technologique. Un bolide à même de fournir des prestations exceptionnelles, permettant au constructeur nippon de faire montre de ses compétences à la fois technologiques et mécaniques. Le projet va néanmoins prendre près d’une décennie à voir le jour puisque ce n’est qu’en 2009 que la Lexus LFA est dévoilée, à l’occasion du salon automobile de Tokyo.
Révolutionnaire
Histoire d’en mettre plein la vue, les ingénieurs japonais ont opté pour une kyrielle d’innovations techniques, à commencer par un châssis synthétique renforcé de fibres de carbone, à l’image des monoplaces de F1. Autre petite révolution : l’adoption d’un moteur V10 développé en étroite collaboration avec Yamaha. D’une cylindrée de 4.805 cc, ce dernier présente un angle d’inclinaison de 72°, gage d’un meilleur équilibre mécanique, tandis qu’il embarque un système de distribution à variation continue VVT-i, placé sur chaque arbre à cames. On y trouve aussi des pistons en aluminium forgé ainsi que des bielles et des soupapes en titane.
Cette mécanique hors norme génère une puissance maximale de 560 ch à 8.700 tr/min pour un couple de 480 Nm. De quoi pulvériser le 0 à 100 km/h en seulement 3,7 secondes ! La vitesse de pointe, elle, est fixée à 325 km/h !
Une diva !
Ce qui caractérise ce bloc moteur n’est autre que son chant particulier, très proche de celui émis par les F1 de l’époque, surtout à haut régime. Ce cri divin a été qualifié par les ingénieurs de Toyota de « rugissement d’un ange »… Tout un programme ! À noter que pour que les passagers puissent jouir au mieux de cette sérénade mécanique, les ingénieurs ont mis au point trois canaux distincts permettant de dévier le son de l’admission et de l’échappement vers… l’habitacle !