On le sait, le parc automobile s’électrifie progressivement et, sans surprise, les bornes de recharge deviennent un argument commercial que les enseignes de grande distribution ne peuvent plus ignorer. Du coup, ces bornes se multiplient sur les parkings des supermarchés aux quatre coins du pays. Et en la matière, c’est Lidl qui fait figure de précurseur. En effet, l’enseigne allemande s’y est mise dès 2012 ! Elle dispose aujourd’hui de 254 points de recharge dispersés sur ses différents parkings. Lidl envisage d’atteindre les 600 bornes d’ici 2025.
Autre poids lourd en la matière : le groupe belge Colruyt. D’ici cinq à six ans, celui-ci vise les 10.000 points de recharge pour voitures électriques ! Il en compte aujourd’hui près de 950 dispersés dans quelque 280 magasins. Delhaize s’est également lancé dans l’aventure en s’associant avec Electra. Vingt magasins devraient être équipés d’ici la fin de l’année mais l’objectif à atteindre est de 1.200 points de recharge.
Aldi, qui a pris le train en marche, a un certain retard à rattraper. Le hard-discounter allemand a donc pris le taureau par les cornes et annonce aujourd’hui viser les 900 points de recharge d’ici la fin de l’année prochaine. Et de préciser qu’il y aura davantage de chargeurs rapides (60 à 120 kW) que de modèles lents (11 à 22 kW), tous étant alimentés en électricité verte.
Quid de Carrefour ? Pour le géant français, les choses sont un peu plus compliquées. En effet, Carrefour Belgique n’est pas propriétaire de ses magasins. Pour autant, le groupe s’est associé à Redevco et Shell pour installer près de 500 bornes d’ici 2026. Plus de 70 ont d’ores et déjà été installées.
Enfin, la densification du parc de véhicules électriques a interrompu la gratuité de la recharge dans la majorité des cas. À titre d’exemple, Aldi va facturer 0,55 €/kW pour ses chargeurs lents et 0,70 €/kW pour les bornes rapides. Des prix qui seront régulièrement évalués afin de coller au mieux à ceux du marché.