Bonne nouvelle pour celles et ceux qui envisagent de se séparer de leur voiture : la prime Bruxell’Air, qui est octroyée aux citoyens qui font le choix d’abandonner leur auto au profit de la mobilité douce, va tout prochainement être revue à la hausse. Concrètement, toute personne qui décide de se séparer de sa plaque d’immatriculation pourra bénéficier d’une prime allant de 505 à 1.010 €, en fonction des revenus du ménage.
Pour rappel, cet "incitant" a été lancé en 2006 par Pascal Smet (Vooruit), suscitant, au départ, un intérêt modeste, avec un peu plus de 500 demandes enregistrées cette année-là. Puis, entre 2006 et 2008, le nombre de demandes a rapidement augmenté pour dépasser les 2.300 en 2008. Après plusieurs années de stagnation voire de diminution, une reprise a été constatée en 2018, année marquée par l’entrée en vigueur de la zone de basse émission, suivie d’une nouvelle baisse pendant la pandémie de coronavirus. En 2021, un nouveau pic a été atteint avec un peu plus de 2.000 primes attribuées. En revanche, pour l’année 2023, ce chiffre est retombé à un peu plus de 1.200 dossiers, dont 60 % des primes ont été accordés à des ménages à faibles revenus.
Dès ce 1er mars, le montant de la prime Bruxell’Air va donc être revu à la hausse, ce qui devrait encourager les Bruxellois à opter progressivement pour une mobilité plus durable. Une réforme qui vise notamment à permettre l’achat de deux abonnements STIB pour les ménages les moins aisés, et donc à renforcer l’accompagnement dont ils bénéficient pour faire la transition vers des modes de transports plus doux comme le vélo, les transports en commun ou encore les voitures partagées. En parallèle à cela, cette prime s’élargira également à une série de nouveaux services de mobilité, en ce compris ceux de micromobilité comme les trottinettes.
Enfin, le gouvernement bruxellois a également décidé d’étendre la prime à tous les ménages possédant un véhicule depuis moins d’un an, contre deux ans auparavant.