La marque au bélier revient en Europe. Normal alors pour eux de proposer un concept inédit, en première mondiale, au salon de Genève. En plus, cette voiture a un gabarit européen… avec un style américain.
Mini Dodge
La Hornet a des mensurations ridicules pour un Dodge. Pensez donc, elle ne mesure même pas 4 mètres avec ses 3846 mm de long. Pourtant son importante largeur de 1932 mm la plante bien sur la route. Pour savoir que l’on a bien à faire à une Dodge, il faut s’en référer à la calandre. Et puis, sur le capot, une échancrure du côté du conducteur amène l’air vers la boîte à air du moteur.
Seize cents
Ce concept a dans son cœur un moteur quatre cylindres suralimenté de 1,6 litres, 16 soupapes, avec système de calage variable de la distribution (VVT) qui développe 170 ch (127 kW) et un couple de 224 Nm à 4000 tr/min. De quoi réussir un Tempo 100 en 7 secondes et d’atteindre 209 km/h. Car la Hornet a du muscle.
Body building
Pour jouer sur son apparence musclée, elle peut compter sur ses proportions longueur/largeur/hauteur. Ajoutons à cela le profil de l’auto dominé par les roues aux extrémités dotées de larges jantes en aluminium ajourées de 19 pouces exposant les pièces mécaniques, y compris les étriers de frein dorés.
Circulaire
Le thème esthétique joue aussi sur le cercle avec les feux et le dessin de l’échappement. Le thème circulaire se retrouve aussi sur le rappel de clignotant sur les rétroviseurs et sur les flancs. Petite coquetterie en cadeau : toutes les vitres du véhicule présentent une teinte bleutée.
Sans B
Les portes coupées avant et arrière sont opposées. Le but a été de maximiser l’espace intérieur. Dès lors, en s’ouvrant, les portes révèlent l’absence de pilier B. Pour sa part, la vitre latérale à trois glaces se termine en une glace de custode. On retrouve également un toit ouvrant offrant une vue panoramique pour l’ensemble des occupants.
Pas par hasard
Le choix de la couleur est non seulement esthétique, mais fait aussi référence à la marque. En effet, les rayures en gris béryllium sont inspirées de la légendaire Dodge Viper. Le gris, c’est la couleur de jour. Il suffit de regarder les photos pour s’en convaincre.
Sièges mouvants
Le ton intérieur joue entre le noir et le gris ardoise. Minces, les sièges en mousse exposent une structure en aluminium en finition argentée brillante. Ils sont certes esthétiques mais l’intérêt réside avant tout dans leur capacité d’adaptation. Le siège baquet du passager avant comme la banquette arrière trois places deux tiers/un tiers se plient vers l’avant pour former un plancher plat. De plus, les sièges arrière basculent également pour s’arrimer au niveau du seuil du hayon.
Toujours des cercles
Conçu pour convenir à la conduite à droite ou à gauche, le tableau de bord modulaire présente des patins jumeaux horizontaux en tissu surpiqué divisés par une colonne centrale argentée brillante surmontée d’un écran de navigation fixe en verre anti-éblouissement. Le bloc compteurs en forme de triangle à trois cercles et six compteurs attaché au tableau de bord se déplace avec la colonne de direction. Un accoudoir indépendant en porte-à-faux « flotte » par-dessus le bloc de commande avant et pivote vers le bas pour ne pas gêner l’accès au levier de vitesse mécanique six rapports en cas de conduite dynamique.
Gloire aux stéréotypes
Selon Dodge, cette voiture est un parfait mélange entre l’Europe et l’Amérique. La Dodge Hornet concept se présente comme une combinaison de « fun » à l’américaine et de fonctionnalité européenne. Une sorte de melting-pot issu de l’imagination des designers maison. Leur vision nous donne donc une voiture trapue qui refuse l’attribut de mignonne. Il paraît qu’une auto américaine doit être virile… alors que l’Européenne ne doit pas être trop grande.
© Olivier Duquesne

Source : Dodge