Si, à l’extérieur, rien ne distingue une Twingo conventionnelle de sa déclinaison électrique, il en va tout autrement sous le capot ! Le moteur à essence de la citadine a en effet laissé la place à un moteur électrique et à un alternateur, le tout caché sous un cache noir qui n’est pas sans rappeler celui… d'un moteur classique.

Les batteries quant à elles sont soigneusement disséminées afin d’assurer une répartition équilibrée de leur poids (trois sont placées à l’avant, deux à l’arrière à la place du réservoir de carburant).

La Twingo doit rester une Twingo

Le fondateur de la start-up Transition-One, Aymeric Libeau, explique avoir « simplement changé le moteur en conservant la boîte de vitesses, sans toucher ou presque à l'habitacle. Nous voulions que le conducteur ait l'impression qu'il s'agit de la même voiture, et qu'elle se conduise exactement de la même façon ». Née il y a à peine 18 mois, la jeune start-up entend démocratiser ce qu’on appelle le rétrofit électrique, qui consiste à convertir des voitures thermiques à l’électricité.

En termes d'autonomie, Aymeric Libeau s’est fixé pour objectif d’atteindre une centaine de kilomètres. Il met aussi un point d’honneur à ce que la transformation ne prenne pas plus de 4 heures et que le budget ne dépasse par les 5.000 €, subventions publiques déduites.

Transition-One ouvrira son carnet de commandes dès ce mois de septembre. Elles seront néanmoins limitées à 200 pour cette année. Un gros obstacle se dresse encore face à cet ambitieux projet : la signature de l’arrêt autorisant l’homologation des véhicules rétrofittés. Un texte qui est actuellement en cours de rédaction. Pour ce qui est du financement, Transition-One a d’ores et déjà levé quelque 300.000 € en mai dernier ! La start-up aura néanmoins besoin de lever 6 millions € au total (dont 2 durant cet été) afin de pouvoir mener le projet à terme.