Au Japon, les kei-cars sont très courues : ces toutes petites voitures doivent répondre à des règles très strictes en matière de dimensions et de puissance. Mais en contrepartie, elles profitent d’une fiscalité très avantageuse. Résultat : au Japon, ces voitures constituent près d’un tiers des ventes de voitures neuves ! Si ces kei-cars sont principalement des micro-utilitaires ou des micro-monovolumes, on retrouve quelques sportives…
L’ancêtre de la S660, c’est donc elle, la Beat ! Longue de 3,3 mètres et large de… 1,4 mètre, cette chose fait passer la première Fiat 500 venue pour un semi-remorque ! Mais la taille ne compte pas toujours. En effet, Honda dote ce modèle d’un festival technique : moteur central arrière, 3 cylindres tout alliage, 656 cm³ et surtout, une puissance de 64 chevaux obtenue à… 8.100 tr/min !
Formidable !
Petit jouet extraordinairement drôle à manier, la Beat profite de sa masse légère (moins de 800 kg) pour assurer des performances correctes : le 0 à 100 km/h est ainsi abattu en 12 secondes environ. Pas mal par un si petit moteur atmosphérique ! Mieux : les sensations sont assurées par la voix de frelon surexcité du petit tricylindre, par l’équilibre du châssis et… par la position de conduite au ras du sol ! En revanche, ne comptez pas trop sur le couple du moteur pour les relances et sachez que la vitesse de pointe est bridée électroniquement à… 140 km/h.
Quoique…
Produite à 33.600 exemplaires entre 1991 et 1996, la Beat ne fût destinée qu’au marché japonais. D’ailleurs, votre serviteur n’en a jamais vu ailleurs ! Cela signifie une sacrée chasse pour trouver un modèle… Et surtout, quelques tracasseries en perspective pour homologuer votre jouet sur nos routes ! Comptez entre 3.000 et 5.000 € pour un modèle en bel état. Et bonne chance pour l’entretien : en bonne Japonaise, la Beat est très fiable, mais les pièces sont inexistantes en Europe !