Dans le magazine scientifique Joule, l'équipe canadienne de recherche sur les batteries de Tesla a publié un article sur une batterie hybride atypique, doublée d’une sorte de prolongateur d'autonomie. En fait, il s'agit de deux batteries en une, dont l'une n'est utilisée qu'occasionnellement pour les longs trajets. La majeure partie de la batterie serait constituée de cellules lithium-ion classiques. Ces cellules ont fait leurs preuves mais affichent une densité énergétique relativement faible et un poids relativement élevé. Cette partie permettrait une autonomie d'environ 300 kilomètres, ce qui serait plus que suffisant pour la plupart des conducteurs.

Une batterie dans la batterie

Une autre partie de la batterie, physiquement beaucoup plus petite et légère, serait constituée de cellules lithium-fer. Celles-ci offrent une densité énergétique beaucoup plus élevée (1.230 au lieu de 720 Wh de courant par litre) et pèsent moins, mais sont très sensibles à l'usure (perte de capacité due à de nombreuses charges et décharges) et ne conviennent donc pas à une utilisation quotidienne pour une voiture électrique.

Cependant, en ne réservant cette seconde partie de la batterie qu’aux longs voyages occasionnels, le bloc de batteries dans son ensemble serait aussi résistant à l'usure qu'une batterie lithium-ion classique, mais beaucoup plus légère et compacte. Avec le "range extender" activé, la voiture pourrait alors parcourir près de 500 kilomètres. Il faudra toutefois patienter avant de voir cette batterie sur une Tesla : le document indique que l'équipe de recherche en est encore à un stade très précoce de développement. Mais c'est une piste intéressante...