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Si le développement de la 75 commença avant le rachat de la marque par BMW, la firme bavaroise apporta néanmoins toute son expertise avant le lancement du modèle… ainsi que le bloc 2.0 l diesel, hérité de la Série 3 ! Commercialisée en 1999, la Rover 75 est accueillie très favorablement par le public et la presse qui apprécient son confort et sa présentation intérieure. Véritable héritière du savoir-faire anglais en matière d’habitacle, la 75 délaisse clairement la sportivité au profit d’un certain art de vivre… Une orientation qui lui vaudra d’être très bon marché à assurer de l’autre côté de la Manche !

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Des mécaniques raffinées

Sous le capot, Rover proposait une large palette de moteurs essence : 4 cylindres 1.8 l de 120 ch, V6 2.0 l de 150 ch et V6 2.5 l de 177 ch. A noter qu’en cours de carrière, le petit V6, critiqué pour son manque de couple à bas régimes, fut remplacé par un 4 cylindres 1.8 l turbo de même puissance. En diesel, le 2.0 l bavarois développe d’abord 116 ch, avant de grimper à 136 ch.

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V8

Enfin, en guise de baroud d’honneur, Rover offre une motorisation complètement inattendue à sa 75 : un V8 d’origine Ford Mustang, de 4,6 l et développant 260 chevaux ! Contrairement à la cousine MG ZT (qui n’est jamais qu’un habile replâtrage façon tuning de la 75), le V8 n’est disponible qu’en boîte automatique. Chose surprenante, ainsi motorisée, la 75 passe de traction… à propulsion !

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Ce qu’il faut savoir…

En dépit d’un facelift en 2004 et d’une fort pratique version break, les ventes de la 75 sont insuffisantes pour sauver la marque. BMW ayant revendu ses parts entretemps, Rover se trouve dans une détresse financière qui se conclura par la faillite en 2005. Le modèle connut toutefois une fin de carrière en Chine, sous l’égide du groupe SAIC, en tant que Roewe 750.