Tout démarre au printemps 1965, lorsqu’un designer de Pininfarina, Aldo Bravarone, planche sur un projet de sportive à moteur central. Le projet est superbe, les lignes respirent le glamour de l’Italie des années 60 et Enzo Ferrari est séduit. Toutefois, avant sa présentation au Mondial de Paris, il impose un changement radical en dernière minute : un moteur en position transversal plutôt que longitudinal. Pininfarina se remet sur la planche à dessin et parvient à fournir un projet en temps et en heure.
Le moteur du fils
Sous le capot arrière, Enzo Ferrari impose un V6 développé initialement par son fils trop tôt disparu, Alfredo « Dino » Ferrari. Ce moteur de 2 litres affichait une puissance spécifique invraisemblable pour l’époque, avec ses 218 chevaux en bout de vilebrequin !
Prologue
Si ce projet tombait officiellement sous la responsabilité du service course de Ferrari (SEFAC), l’enthousiasme du public envers la beauté de ses lignes a finalement réussi à convaincre Enzo Ferrari de développer une version civile… Enzo Ferrari qui, de plus, cherchait depuis longtemps, mais sans trop l’avouer, à développer sa gamme vers le bas ! Moteur central ne comptant « que » 6 cylindres oblige, ce modèle ne pouvait porter le célèbre cheval cabré. Un nom s’imposait alors : le surnom du fils prodige, Dino… Le modèle de série dérivé de ce concept deviendra alors la Dino 206 GT !