Ce rapport est le fruit d’un travail de collection de données : environ 4.000 stations de mesure dispersées dans toute l’Europe ont permis de mener cette étude. Et les résultats interpellent : ce sont particulièrement les centres-villes qui sont pointés du doigt. Les gaz les plus toxiques sont les particules fines, le dioxyde d’azote et l’ozone. Ces trois émanations sont responsables de 412.000 décès en Europe (au sein des 41 pays), dont 374.000 au sein de la seule Union Européenne. C’est principalement dans les Balkans, dans le nord de l’Italie et en Pologne que les particules fines sont les plus meurtrières. En Belgique, les grandes villes comme Bruxelles et Anvers sont également particulièrement exposées.

Une bonne nouvelle toutefois : le nombre de décès dus aux particules fines a baissé d’un demi-million depuis les années 90. Mais les mesures prises pour diminuer ces émissions nocives ne semblent pas encore suffisantes, d’autant que l’économie souffre aussi, ne serait-ce qu’au niveau des soins de santé. Bien sûr, le secteur de la mobilité n’est pas le seul en cause : le directeur de l’Agence européenne pour l’environnement, le belge Hans Bruyninckx, annonce : « il est temps d’accélérer les changements dans l’énergie, la production alimentaire et la mobilité ».