Chez Fiat, rien n’est impossible. Surtout lorsque cela se passe en Italie ! Les photos que vous pouvez découvrir ici n’ont donc rien d’une mise en scène ou d’un quelconque trucage. On peut vous le dire : on y était. Où ? Sur le porte-avions Cavour, pardi ! Et c’est là, sur le pont d’envol, que le constructeur a dévoilé à la presse internationale sa nouvelle version de la Punto : l’Evo.

Monstrueux !

Ancré dans le port des chantiers navals de La Spezia, à quelques coups de volant de Pise et sa célèbre tour penchée, le Cavour est le nouveau fleuron de la marine italienne. Livré en mars 2008, il mesure 244 mètres de long et 40 mètres de large, pèse 27.500 tonnes et emporte dans ses entrailles les fameux avions anglais Harrier à décollage vertical. Bref, un théâtre parfait pour présenter, en grandes pompes, ce que Fiat refuse d’appeler un face-lift, à tel point que la voiture a même carrément changé de nom.

Question de détails

Ne dites donc plus Grande Punto, mais Punto Evo. Enfin, pas tout-à-fait, car la Grande Punto restera au catalogue, mais sera positionnée sous la Punto Evo. Vous suivez ? Sur la route, il faut un œil attentif pour différencier l’ancienne de la nouvelle, surtout de l’arrière, où seuls les blocs optiques changent. Le pare-chocs intègre la plaque et le logo fait office de bouton de coffre. A l’avant, c’est un peu plus évident : la Punto Evo fait la grosse bouche, avec de généreuses prises d’air.

GPS semi-intégré

En ouvrant la porte, on est agréablement surpris par l’ambiance. La planche de bord a été repensée et les matériaux utilisés sont d’excellente facture. Même constat pour les sièges. Du moins au niveau de leur aspect, car le maintien latéral laisse cruellement à désirer. En haut de la planche de bord, le Blue&Me-TomTom est fixé sur un pied souple. Il s’agit d’un GPS nomade exempt de câbles d’alimentation. Le système n’est pas intégré au tableau de bord, comme c’est le cas avec le Carminat TomTom de Renault : l’écran peut être détaché et utilisé ailleurs. Il permet aussi de gérer la fonction téléphone et affiche en temps réel des informations sur le style de conduite. Via un port USB, il est même possible de transférer les données de conduite (consommation, émissions de CO2) sur un ordinateur portable afin de les analyser et/ou de les partager.

Start&Stop

Sur la route aussi, la Punto évolue. Assistance au démarrage en côte et feux directionnels sont désormais disponibles, mais la véritable nouveauté se situe sous le capot, avec l’arrivée d’un 1.3 Multijet de deuxième génération et du 1.4 MultiAir. Tous deux sont équipés d’un système Start/Stop automatique permettant d’économiser quelques gouttes de carburant supplémentaires. Disposant de nouveaux injecteurs (jusqu’à 1.600 bars de pression), le « nouveau » 1.3 Multijet est disponible en versions 75 et 95 chevaux, équipé en série d’un filtre à particules.

MultiAir

Côté essence, Fiat qualifie sa technologie MultiAir de « révolutionnaire ». Il s’agit en fait d’un système électro-hydraulique de gestion des soupapes permettant de réduire la consommation et les émissions polluantes grâce à un contrôle de l’air au moyen des soupapes d’admission. Nous avons pu essayer la version la moins puissante de ce moteur, qui se contente de 5,7 l/100 km en moyenne et ne rejette que 134 g de CO2/km. Cela dit, malgré les 105 chevaux annoncés et les chiffres de performances (185 km/h, 0 à 100 km/h en 10,8 secondes) donnés par le constructeur, l’agrément de conduite n’est pas au rendez-vous.