1. Elle a été conçue par un ingénieur banni de Ford USA

Roy Brown Jr. est un ingénieur américano-canadien, connu pour avoir développé l’Edsel. Hélas, cette dernière s’est avérée être un flop magistral… La carrière de Roy semblait donc fort compromise, d’autant que Ford USA, après cet échec, envoya son ingénieur chez Ford Grande-Bretagne. C’est sur le sol insulaire qu’il développa une petite pépite, en forme de revanche : la Cortina ! Techniquement très classique (Ford Allemagne avait opté pour la traction avant pour sa Taunus, alors que la Cortina s’en remettait à la traditionnelle propulsion), la Cortina était jolie, robuste, sympa à conduire et surtout, peu onéreuse ! Ce fut un succès phénoménal…

2. Le projet « archevêque » !

Développée sous le nom de code « Archbishop » (archevêque), ce nouveau modèle fut présenté comme la « Consul Cortina » à son lancement, en 1962. Ce n’est qu’en 1964, à la suite d’un facelift, que son nom fut raccourci en « Cortina », tout simplement. 

3. Une grande variété de versions

Rapidement, la Ford Cortina MK1 fut déclinée en un nombre assez impressionnant (pour l’époque) de versions : berline à 2 ou 4 portes, break, moteur 1,2 l ou 1,5 l, finitions Standard, Deluxe, Super ou GT, voire Lotus… Il y en avait pour tous les goûts et toutes les bourses ! Sur les évolutions ultérieures, le même principe fut repris, au grand bonheur des propriétaires désireux de se distinguer du voisin !



4. Des versions sportives qui ont fait la légende

Impossible de parler de la Cortina sans parler de la version Lotus, dont le moteur 1,6 l double arbre était directement chipé à la Lotus Elan. Ses exploits en compétition sont innombrables, notamment entre les mains d’un certain Jim Clark… Si beaucoup considèrent, à raison, la Lotus Cortina MK1 comme la plus emblématique de toutes les Cortina, il ne faut pas occulter les autres versions, dont la GT : son moteur 1,5 l de près de 80 chevaux faisait la fierté des pères de famille sportifs ! Dans sa deuxième évolution, la Cortina fut sauvagement préparée par l’importateur sud-africain qui l’équipa d’un moteur V6 Essex de 3 litres !

5. Une fin de vie plus rationnelle

A la fin des années 60, Ford décide de fusionner ses filiales anglaises et allemandes. Il n’est donc plus question de produire deux berlines radicalement différentes au sein d’un même continent ! C’est l’heure de la raison et la Cortina de 3ème génération sera très proche de la Taunus allemande. Après une quatrième génération destinée aux flottes d’entreprise, la Taunus connut une dernière vie avec la MK5, dont la carrière se termina en 1982.

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