Le phénomène n'est pas nouveau mais celui-ci a tendance à s'accentuer depuis le début de la décennie. Un peu à l'image du Festival de Cannes qui perd des plumes au profit de la Mostra de Venise, le Mondial de l'Automobile se voit bouder par près de 20 constructeurs cette année !
Abarth, Alfa Romeo, Bentley, Bugatti, Cadillac, Chevrolet, Fiat, Ford Jeep, Mazda, Mini, Mitsubishi, Nissan, Opel, Rolls Royce, SsangYong, Suburu, Volkswagen ou encore Volvo ne seront pas de la partie ! Paris se voit donc devenir, bien malgré lui, un salon de second rang, là où, en Europe, seuls Francfort et Genève parviennent encore à tirer leur épingle du jeu.
Le Mondial de l'Automobile n'a donc plus rien de mondial. Les raisons sont nombreuses mais parmi celles-ci, on peut constater que l'Hexagone n’est plus une terre de référence dans le domaine de l’automobile (là où l’Allemagne est devenue un leader mondial en la matière, et notamment en termes de nouvelles technologies), mais aussi car le public français, et notamment les jeunes citadins, se désintéressent de plus en plus de la « bagnole ». Tout bénéfice pour Francfort, qui bénéficie de l’appui de rouleaux compresseurs comme VW, Daimler et BMW, mais aussi pour Genève qui, ces dernières années, est parvenu à se forger une image de salon de niche, attirant tout ce qui se fait de haut de gamme dans l'automobile.