De pratique à dynamique ?
Clairement, les priorités ont changé. Les aspects pratiques sont passés au second plan, derrière le dynamisme. La Classe A est devenue une berline compacte et entre dès lors en concurrence avec les redoutables Audi A3 et BMW Série 1… Avec un petit cachet sexy que l’on n’attendait pas d’une marque aussi sérieuse que Mercedes !
Atours réussis, habitacle séduisant…
De l’extérieur, on est conquis ! Elégante, sportive même, la Classe A évoque ses grandes sœurs SLK, SLS, toutes de prestigieuses sportives ! Et à pénétrer dans l’habitacle, l’enthousiasme ne retombe pas : matériaux soignés, ajustements de qualité, ambiance sportive avec ses aérateurs ronds, voire technologique, avec cette tablette multimédia… C’est parfait !
Mais y serez-vous à l’aise ?
Tout va bien dans le meilleur des mondes ? A l’avant, on pourrait le croire, car le conducteur est idéalement installé et le passager a de l’espace. A l’arrière, les passagers sont nettement moins à la fête : accès compliqué et surtout, une habitabilité franchement médiocre pour le segment. Là, plus aucun doute, on ressent le changement de philosophie !
Sélectionnez vos valises !
Un petit tour dans le coffre pour caser ses menus objets ? Là encore, les amateurs d’espace regretteront le précédent modèle… Un coffre compliqué, au volume somme toute quelconque, mais malgré tout aidé par une banquette arrière rabattable. Les espaces de rangement dans l’habitacle sont quant à eux, bien étudiés et en nombre suffisant. Pas de quoi concurrencer une Renault Scénic, mais le constat global est assez satisfaisant.
De la vigueur…
La version 180 CDI peut au choix, bénéficier d’un moteur Renault 1.5 dCi dans sa version à boîte manuelle ou un moteur Mercedes 1.8 CDI (109 chevaux) lorsqu’elle se trouve dotée de la boîte automatique à double embrayage, 7G DCT. C’est cette dernière configuration qui équipait notre véhicule d’essai. Le moteur Mercedes reste fidèle à lui-même : bourré d’énergie à bas régimes, capable de relancer avec conviction dès les allures les plus basses, mais également, assez rugueux et sonore en accélération et lors des montées en régimes… Et inutile de préciser que la sonorité n’a vraiment rien d’excitant !
De la testostérone…
La 250 Sport offre un voyage naturellement plus musclé ! Développée par AMG, cette version est animée par un moteur essence turbo de 2 litres et 211 chevaux. Pourtant, en dépit du discours des ingénieurs, on ne retrouve aucune douce mélodie mécanique, ici non plus. C’est relativement rageur, mais surtout très fade.
En revanche, dans le bas du dos, ce moteur se montre nettement plus convaincant ! Peu importe le régime, le rapport de boîte sélectionné, ça pousse ! Et tout comme avec la version diesel, la boîte est un modèle d’agrément et d’intelligence, même si elle se montre un brin moins douce que les autres boîtes automatiques de la maison.
Précise, la bête !
Essayée en avant-première sur les impeccables routes slovènes, la Classe A nous avait fortement impressionnés par sa précision et son châssis vivant (traction avant). De retour en Belgique, aucune déception au sujet du dynamisme de l’ensemble : la direction précise permet de pointer le museau droit dans la corde et un petit lever de pied en courbe place le train arrière où bon vous semble ! Jouissif et efficace !
En revanche…
Cet excellent dynamisme se paye toutefois : les suspensions sont assez sèches (surtout en version Sport) et le confort en pâtit. Toujours au sujet du confort, rappelons que les oreilles ne sont pas exactement à la fête, avec un moteur diesel assez sonore. Pour le reste, cette Mercedes récolte de très bonnes notes : sièges confortables (quoique certaines personnes se sont plaintes du dossier), stéréo d’excellente qualité… Ajoutons à cela un équipement multimédia à la pointe permettant des connectivités à gogo, en ce compris, Facebook, Twitter… !
Des prix costauds…
Question tarifs, Mercedes reste fidèle à sa réputation : une Classe A diesel vous revient à 25.289 €, voire à 27.467 € si vous optez pour la version automatique de notre essai. Côté équipement, Mercedes ne se montre pas d’une générosité démentielle, avec la climatisation manuelle, les quatre vitres électriques, les six haut-parleurs, le régulateur/limiteur de vitesse, le volant multifonctions… Tout juste correct, mais on aurait aimé plus ! La A250 Sport est, quant à elle, affichée à 35.574 €.
Consommation
Bilan assez favorable pour la version diesel, avec une moyenne de 6 l/100km. Rappelons que cette variante automatique est affichée à 109 g CO2/km. Pour la A250 Sport, comptez 2,5 l/100 km de plus, ce qui correct.
Conclusion
Mercedes change son fusil d’épaule et troque le monovolume fade contre la compacte pétillante. Une mutation qui répond à la demande actuelle et qui nous vaut une Classe A nettement plus passionnante à conduire que par le passé. Certes, il reste encore quelques détails à corriger, mais dans l’ensemble, cette nouvelle venue sur le marché premium devrait donner de grosses sueurs froides à ses concurrentes A3 et Série 1 ! Quant à la A250 Sport, disons que son efficacité ne peut être mise en doute, mais pour connaître le grand frisson et de véritables sensations sportives, il faudra sans doute attendre la A45 AMG !