BMW a fait les gros titres au début de l'année en facturant 18 euros par mois pour les sièges chauffants en Corée du Sud. Ce type d’offre est cependant envisagé par un nombre croissant de constructeurs : faire payer les options aux propriétaires uniquement lorsqu'ils les utilisent. Le matériel est alors fourni de série, mais vous ne pouvez l'utiliser... que si vous payez. Cette pratique pourrait bientôt être interdite de l'autre côté de l'Atlantique.
Une question d'interprétation
Nos collègues américains de « The Drive » annoncent qu'une loi est en préparation dans l'État du New Jersey. Celle-ci veut interdire ce type d'abonnement. La proposition prévoit une amende d'au moins 20.000 dollars par infraction et mentionne explicitement les sièges chauffants et les systèmes d'aide à la conduite, comme l’Auto Pilot de Tesla.
Les abonnements ne seraient illégaux que s'il n'y a pas de frais permanents pour le concessionnaire, le constructeur ou un prestataire de services. Cela laisse une marge d'interprétation lorsque, par exemple, un constructeur peut démontrer qu'il a des coûts pour le transfert de données via un « cloud » ou le développement continu de certaines fonctionnalités. Pour les options courantes telles que les sièges chauffants, l'argument semble plus difficile à invoquer. Il reste évidemment à voir si le projet de loi sera approuvé et s'il peut inspirer l'UE. Les constructeurs automobiles, qui voient dans ce système un modèle de revenus intéressant, sont sans doute aux aguets…