La date de fin proposée par l'Europe, à savoir 2035, est considérée par beaucoup comme définitive. Certaines régions, comme la Flandre comptent d’ailleurs l’anticiper ! Pourtant, les propositions du plan Fit for 55 de la Commission, doivent encore être approuvées par le Parlement européen. Et c’est là que ça coince... Roberto Cingolani, ministre italien de la transition écologique, affirme que le passage au 100 % électrique se fera, mais qu'il ne faut pas précipiter cette date pour des raisons idéologiques. Dans sa proposition au Parlement européen, l'Italie a avancé la date de 2035 comme date butoir, mais elle la considère davantage comme une base de négociation, rapporte le journal italien, « il Corriere della Sera ».

L'hybride comme solution provisoire


Roberto Cingolani, qui a une formation scientifique et est l'un des cofondateurs de l'Istituto Italiano di Tecnologia, souhaite « verdir » la production d'énergie et mettre au point un plan de recyclage des voitures électriques avant toute généralisation. Se référant à l'analyse du cycle de vie, c'est-à-dire la consommation d'énergie d'une voiture depuis sa construction jusqu'à son recyclage en passant par son utilisation, il considère les motorisations hybrides comme une bonne solution provisoire en attendant que les conditions soient réunies pour interdire les moteurs thermiques.

Et parce que "la technologie, comme la nature, ne fait pas de bonds en avant", 2035 est peut-être précipité, annonce-t-il, notamment parce que les constructeurs automobiles doivent investir massivement pour mettre leurs moteurs en conformité avec la norme Euro 7 et pour avancer sur l'électrification de leur gamme.


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