Au milieu des années 50, rien ne va plus pour Daimler ! La vénérable firme britannique a souffert d’une gestion calamiteuse et en dépit d’un vaillant (mais plutôt « moche ») petit roadster, la SP250, les finances sont dans le rouge ! Jaguar rachète la marque en 1960 et, dans un premier temps, ne sait pas trop quoi en faire, si ce n’est perfectionner la SP250… Pour faire bien, vite et pas cher, la marque décide finalement de décliner sa MK2 en une version plus confortable et qui sera baptisée Daimler.

Pour 2 cylindres de plus

Rabdgée Daimler, la Jaguar troque le félin pour une calandre ondulée en son sommet mais surtout, elle échange aussi son noble moteur 6 cylindres contre le V8 Daimler. La berline ne perd rien au change car ce dernier moteur est une vraie pépite : très moderne, il cube 2,5 litres et développe environ 145 chevaux. Variante voulue plus confortable et onctueuse, cette Daimler n’est d’ailleurs disponible dans un premier temps qu’avec une boîte automatique à 3 rapports. 

Le début d’une belle histoire

Le succès sera au rendez-vous : avec plus de 17.000 exemplaires vendus jusqu’en 1969, Jaguar est satisfait de cette première expérience. Par la suite, la « griffe » Daimler sera apposée sur les berlines Jaguar les plus luxueuses.

Aujourd’hui

C’est clairement la bonne affaire. Aujourd’hui, il est possible de trouver une Daimler V8 à moins de 30.000 euros. A titre de comparaison, une Jaguar MK2 animée par le moteur « de base » (2,4 litres et 120 chevaux) se trouve à peu près au même prix. Quant aux versions 3,4 l et 3,8 l de la Jag’, elles s’échangent entre 35.000 et 50.000 euros ! Bon à savoir : la plupart des versions sont en conduite à droite et boîte automatique. Si vous trouvez une rare version manuelle, sautez dessus : elle présente un agrément surprenant !


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