Lorsque l’on parle de voitures sportives, on pense immanquablement à certaines productions italiennes, allemandes, anglaises ou japonaises. Parfois s’agit-il d’un produit américain, voire français… Changement de décor : cette Puma nous vient d’un pays qui n’a pas de grosse réputation en la matière : le Brésil !
D’avant en arrière
Au début des années 60, la Sociedad de Automoveis Luminari produit des carrosseries en polyester et habille ainsi d’une robe sexy des modèles plus familiaux… Voilà qui ne manque pas d’attirer l’attention de DKW, par l’intermédiaire de sa filiale locale « Vemag », qui fournit la partie mécanique. Celle-ci se compose d’un 3 cylindres 2 temps d’un litre de cylindrée. Baptisé Puma, tout simplement parce que l’animal est sauvage et rapide, le petit coupé fait parler de lui ! En 1967, Volkswagen rachète DKW et impose donc de remplacer le fumant mais brillant 3 cylindres par le placide mais increvable 4 cylindres boxer de la Coccinelle.
Du côté de chez Puma, les contraintes sont énormes : la voiture passe de traction avant avec moteur avant à propulsion avec moteur tout à l’arrière ! Les performances sont franchement souffreteuses, avec 50 chevaux dans la plupart des cas et 70 chevaux pour quelques très rares exemplaires… Jugée bien trop sage par nombre de sportifs, la Puma se voit greffée un 6 cylindres Chevrolet au début des années 70. Le modèle VW continuera à être produit, de plus en plus au compte-gouttes, jusqu’au début des années 90.
Aujourd’hui
Vous désirez acheter une Puma ? Il va falloir faire preuve de motivation car si la chose a connu une très belle diffusion, elle reste rarissime sur nos marchés ! L’importation du Brésil n’est cependant pas impossible. Comptez environ 25.000 euros pour un bel exemplaire, sachant que la plupart des exemplaires ont vu leur mécanique échangée contre une autre, plus performante.
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