Renault et Nissan forment une alliance depuis 1999, qui inclut Mitsubishi depuis 2016. À l'époque, c'était un moyen de sauver Nissan de ses difficultés financières, mais deux décennies plus tard, Nissan a estimé que le rapport de force n'était plus équilibré. En effet, Renault détient 43,4 % des actions avec droit de vote de Nissan, tandis que Nissan ne détient que 15 % de Renault, sans droit de vote. Cela a donné lieu à de nombreuses et houleuses discussions en interne.
Égalité des droits de vote, nouveaux projets
Un nouvel accord entre les deux marques rectifie la situation. Renault réduira ainsi sa participation dans Nissan à 15 %, tandis que les deux entreprises auront toutes les deux 15 % en droits de vote dans l’autre. Toutefois, « pour des raisons économiques », Renault ne vendra pas immédiatement les 28,4 % excédentaires de ses actions Nissan (pour les ramener aux 15 % conclus), mais les déposera dans un trust français pour le moment. La marque réduira ainsi son droit de vote à 15%. Lorsque la valeur des actions Nissan aura suffisamment augmenté, le trust vendra les actions et distribuera le produit de la vente à Renault.
Sur le plan pratique, les marques lanceront ensemble de nouveaux projets, notamment une coopération renforcée en matière de véhicules et de technologies, en particulier sur les marchés en développement d'Amérique latine et d'Inde, ainsi qu'en Europe. À cet égard, Nissan a investi dans Ampere, la division de Renault spécialisée dans l'énergie électrique et les softwares. Tout doit cependant encore être approuvé par les conseils d'administration des deux marques.