Plus personne ne l’ignore : une pénurie de composants électroniques affecte de multiples secteurs industriels, dont celui de l’automobile. À ce titre, le groupe Daimler, dont Mercedes-Benz fait partie, a décidé de réagir et d’opter pour des puces tout spécialement développées pour lui et non plus pour des composants généralistes à même d’intégrer un smartphone, un lave-vaisselle ou encore… une Classe S.

Et Ola Kallenius, le patron de Daimler, d’expliquer que les puces qui sont actuellement en pénurie sont justement les plus basiques, comme celles qui gèrent le fonctionnement du verrouillage central de nos voitures. Or, tous les constructeurs ont forcément recours à ce matériel de base. La demande pour les puces généralistes est donc particulièrement forte alors que l’offre, elle, stagne voire décline auprès de certains fournisseurs. En outre, bon nombre d’entre eux donnent la priorité aux entreprises technologiques, comme les fabricants de smartphones, au détriment de certains secteurs dont celui de l’automobile.

Production "maison"

Daimler s’est donc tourné vers une entreprise spécialisée dans la production de composants électroniques dédiés : l’américaine Nvidia. Objectifs : travailler au développement puis à la production de puces spécifiques, à même de gérer plusieurs tâches, et tout spécialement conçues pour entrer dans la fabrication des véhicules de dernière génération. Des composants forcément plus chers que leurs homologues généralistes mais qui devraient permettre au constructeur allemand de réduire le nombre de pièces nécessaires dans chaque véhicule.

D’autres constructeurs européens devraient suivre cette tendance afin de réduire leur dépendance aux composants produits en Asie, tout en pérennisant un approvisionnement régulier en puces électroniques.


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