Avec sa sœur GranTurismo et le SUV Grecale, la Maserati GranCabrio incarne le renouveau de Maserati. Finies les voitures aussi développées pour les cadres supérieurs, le trident sera à nouveau symbole de sportivité, de luxe, d’exclusivité et…d’électricité ! Heureusement, les Italiens n’oublient pas les puristes : dans cette version Trofeo, la Maserati GranCabrio a toujours du sans-plomb dans les veines.
Design Maserati undefined
Qu’on apprécie le passé de Maserati ou non, le design italien des modèles au trident a toujours fait l’unanimité. Pour cette nouvelle GranCabrio, la marque fait donc le choix de l’évolution, plutôt que de la révolution. En plissant les yeux, on pourrait y voir sa devancière, puisque ce cabriolet conserve les proportions du long capot et de la cabine projetée vers l’arrière.
Beauté innée
Cela dit, il faut noter que cette nouvelle GranCabrio présente des lignes plus fluides et plus souples. Toujours élégante, sa grande calandre arborant fièrement le trident est désormais plus basse et plus large. De part et d’autre, on trouve des feux LED verticaux et une foulée d’entrées d’air. C’est sûr : le coup de crayon prend aussi compte l’aéro.
Sur les flancs, on retrouve la triple sortie d’air typique derrière les passages de roue, tandis que les poignées des (grandes) portes sont désormais affleurantes. Au bout de la carrosserie de 4,97 m, on trouve une petite malle flanquée de deux feux à la signature LED somme toute banale. Juste en-dessous, quatre sorties d’échappement nous rappellent fièrement qu’il s’agit ici de la Trofeo, et non de sa sœur électrique GranCabrio Folgore…
Expérience Maserati undefined
Du cuir…et des écrans !
Dehors comme dedans, la nouvelle Maserati GranCabrio Trofeo parvient à combiner la sportivité et la finesse d’une grande GT. En passant le seuil de porte – ou en ouvrant le toit en 14 secondes – on découvre un habitacle similaire à celui de la version coupé. Quatre places, deux sièges sport à l’avant, du cuir italien dans tous les recoins et quelques éléments recouverts de fibre de carbone aux filaments bien taillés.
Parmi ce concerto de ce que l’Italie fait de mieux, les deux écrans tactiles de 12,3 et 8,8 pouces logés en plein centre de la planche de bord présentent autant de finesse que Silvio Berlusconi n’a de retenue. Outre leur placement maladroit, on notera un graphisme daté et une ergonomie brouillonne.
Cacophonie italienne
Malheureusement, les mauvais choix ne s’arrêtent pas là. Entre ces deux écrans, on trouve une série de 4 boutons agissant comme sélecteur de rapport. De simples boutons en plastique ont-ils réellement leur place dans une grande décapotable de luxe ? Heureusement, l’horloge au fond bleu, une marque distinctive de toutes les Maserati, trône toujours sur la planche de bord. Mais elle est désormais digitale.
Enfin, vu le public que cette GranCabrio veut attirer, on pourrait imaginer que le coffre puisse avaler quelques bagages Louis Vuitton et un set de clubs de golf. Pourtant, avec 172 litres de volume de chargement, il faudra voyager léger…et changer de hobby en passant du golf aux échecs !